Notre sélection de jeux d'horreur

 

Genève, le 26 octobre 2018

 

C’est bientôt Halloween ! Et qui dit fête des morts dit épouvante et on est pas en reste avec les jeux vidéo d’horreur ! Car non, il n’y a pas que les films de James Wan qui filent les j'tons! Ne soyez plus simple spectateur, devenez plutôt acteur de l’histoire. Le genre horreur ou survival horror ne fait que se développer depuis The Haunted House de 1981 sur Atari 2600 jusqu’au dernier en date The Agony vous amenant tout droit en enfer. Avis aux plus téméraires, voici notre sélection pour le grand frisson …

 

En solo d’abord, la plupart mise sur le sursaut en mode couloir à la première ou troisième personne, dans une ambiance travaillée et avec un scénario qui dévoile progressivement ses mystères.

Dans Alien Isolation sorti en 2014 par The Creative Assembly, on se met dans la peau d’Amanda Ripley explorant une navette spatiale pour retrouver sa mère. Se déroulant à la suite du premier film, le jeu respecte bien l’atmosphère rétro-futuriste imaginée par Ridley Scott.  Le travail sur les effets sonores lui a valu des récompenses, sans oublier une lumière – ou plutôt une obscurité – maîtrisée. Une grande liberté permet de manœuvrer habilement dans de grandes zones se débloquant à chaque chapitre. Il ne faut surtout pas se faire repérer par l’Alien invincible qui fouille chaque recoin tout en combattant d’autres ennemis (androïdes et hors la loi). Coups de flip garanti ! Notamment le premier moment où on « rencontre » la créature. Une cinématique réussie survient alors qu’on se balade dans un couloir. On entend des bruits provenant de l’aération puis une grille s’ouvre à quelques mètres. Une queue noire en sort se déroulant comme du métal articulé, il va falloir jouer à cache-cache ! À la fin du jeu aussi la tension est à son comble. Tout le vaisseau est accessible pour pouvoir le détruire depuis son cœur, qui n’est autre que le nid. Une multitude de bruissements, ça grouille de partout, un détecteur de mouvement rend visibles des silhouettes se déplaçant furtivement autour de nous …

Toujours à huis-clos, un brin claustrophobe, il y a Outlast de Red Barrels qui nous embarque dans l’asile psychiatrique Mount Massive, sous l’identité du reporter Miles Upshur. Sorti en 2013 sur Windows puis sur toutes les plateformes, ce jeu indépendant fait partie des plus connus, un succès accru par plusieurs vidéos de réactions de joueurs. Le deuxième volet décevant est alors sorti en 2017. Désarmé, il faut fuir les résidents menant une chasse à l’homme, pris de folie, et trouver le moyen de s'échapper de cet endroit infâme regorgeant de mystères se dévoilant en plusieurs chapitres prédécoupés. Anxiogène, on se sent vraiment pris au piège dans ce labyrinthe paranoïaque trash.

The Evil Within sorti un an après pousse le vice un cran plus loin en terme d'horreur psychologique, toujours dans le cadre de l’asile mais à Beacon Bay cette fois. Tango Gameworks et Bethesda misent sur une folie prépondérante, partagé entre un monde chaotique rempli de monstruosités et le monde de l’hôpital lugubre. La grande différence réside dans le fait que le personnage principal, un enquêteur de police, est armé et prêt à combattre. C'est donc bien un FPS survival horror dont le deuxième volet est sorti en 2017.

La palme revient quand même à l’inégalée démo P.T. de Silent Hills, aussi flippante que malsaine. Cette collaboration avec l’incontournable Guillermo Del Toro n’a malheureusement pas aboutie suite à un conflit entre Kojima (éditeur) et Konami (développeur). La démo a été retiré en 2014 après quelques mois, suite à l’annulation du jeu. Mais ne soyez pas trop triste car Visage, son successeur selon certains, est en accès anticipé depuis le début du mois. Le Studio canadien SadSquare a financé ce projet avec un fundraising. Univers Parallèle, phénomènes paranormaux, maison hantée, le trailer intriguant promet du lourd.

Dans un tout autre registre, le film interactif de 2015 Until Dawn nous a franchement séduit. Acclamé par la critique, le jeu de Supermassive Game a été récompensé l’année de sa sortie du meilleur jeu d’horreur. Une bande de jeunes se retrouve dans un chalet sur la montagne de Blackwood Pines. Une tempête de neige éclate alors qu’un slasher est dans les parages. 10 épisodes se succèdent comme une mini série, dans lesquels des choix binaires déterminent la suite de l’histoire. On est amené à explorer différentes zones, comme des anciennes mines, en passant d'un personnage à l'autre et à gérer des QTE lors de moments d’action plutôt stressants. Testé et approuvé par l’équipe qui l’a achevé en une nuit (8h de jeu environ), en groupe c’est beaucoup plus sympa ! Personne ne s’est ennuyé, envoûté par le scénario, impressionné par les effets de caméra et surtout amusé par la pression mise au détenteur de la manette, notamment quand le dernier survivant ne doit pas bouger face à d’étranges créatures se repérant au mouvement. Merci Barbossa, on a perdu ! Différentes fins existent, essayez d’élever notre niveau et d’en sauver au moins quelques uns.

 

Ensuite, on peut s’éclater sur deux jeux multi-joueurs assez similaires.

Vendredi 13, appartenant à la franchise de films du même nom, propose depuis 2017 d’incarner 7 survivants contre 1 Jason (aux caractéristiques différentes) à Crystal Lake. En ligne, les rôles sont répartis au hasard selon vos préférences. Sur une assez grande carte, il faudra collaborer pour tenter d’échapper au tueur en sortant du camping par différents moyens : en voiture à remettre d’abord en marche, en appelant la police et attendre son arrivée ou même en tuant Jason. Mais attention, il n’y a qu’un seul moyen d’y parvenir, on l’a trouvé mais jamais réussi ! Il est plus rapide et plus fort et repère les survivants en fonction de leur niveau de stress ou de QTE manqués par exemple. On peut se défendre en le tapant mais s’il a le pouvoir de téléportation, à moins qu’un camarade essaie de faire diversion, vous êtes fichus. Le concept est sympa mais les graphismes et les déplacements restent médiocres, probablement un parti pris petit budget de Gun Media.

L’équipe préfère Dead by Daylight sorti une année avant qui propose, lui, plusieurs antagonistes différents inspirés de films d’horreurs. On adore les musiques originales de Halloween quand on doit fuir Mike Myers ou celle de Freddy. Il faut choisir d’office si on joue le méchant ou les survivants - ou potentielles victime devrait-on dire ! – provoquant de longues minutes d’attentes pour trouver tous les joueurs avant de pouvoir lancer la partie (4 contre 1). Cette fois, il faut réparer des générateurs afin d’ouvrir des portes de sortie, ce qui peut indiquer votre position quand vous échoué les QTE. Il n’est pas possible de se défendre, la map est toute petite, à vous de bien collaborer ! Pour troubler le méchant, une bonne astuce : tous choisir le même personnage. Les atouts ou « cheat » propre à chaque tueurs garde un côté aussi positif que négatif ce qui est appréciable. Mais certains sont quand même très difficiles à battre. Pour voir une de nos parties, c’est ici.

On se doit bien entendu de cité la franchise survival de Capcom Resident Evil, avec des premiers opus innovants contre des zombies à Raccoon City. Les suivants on complètement perdu de leur côté horreur pour se rapprocher du FPS d’action. Le 5ème volet est pourtant notre préféré car il se joue aussi en coop’, beaucoup trop rare dans ce genre là ! Depuis, c’est la franchise The Walking Dead ou le mode zombie de COD qui contentent les fans du style. Mais c'est sans compter la complète remastorisation de Resident Evil 2 prévu pour janvier 2019, ça va être une tuerie !

 

Les jeux d’horreur sont en vogue à en croire les futures sorties comme le premier épisode de The Dark Pictures Anthology, Man of Medan prévu pour 2019. De plus en plus réalistes et bien ficelés, ils explorent peut-être mieux les tréfonds monstrueux qu’un film limité par les effets spéciaux. Ainsi, ce genre nous embarque dans des univers flippants grâce à un travail approfondi sur l’atmosphère par le son, la lumière, les jeux de caméra, etc. Mais on retiendra surtout de ne jamais - au grand jamais ! - se cacher dans les placards, sauf si la cinématique l'oblige. Quelle angoisse cette vision réduite à travers un petit trou de serrure ou à travers la fente de la porte, accentuant les bruits extérieurs. Et sachez que le tueur vous trouvera toujours !

 

  - écrit par Nora -

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